die andersveranlagte Äußerung

Überlassen Sie einem kleinem Kind einen Gegenstand, es wird ihn bewegen und es macht ihm Spaß, wahrzunehmen, dass er seinen Bewegungen folgt.

Wenn es ein Stift ist, dann hinterlässt er eine Spur auf einer Fläche. Diese Spur nimmt das Kind wahr.

Das Entstehenlassen einer Spur ist eine beglückende Tat. Sie bezeugt von der Gegenwart des Kindes.

Die Spur besitzt die Eigenart unvergänglich zu sein. Die Menschen der Steinzeit sind in ihren Spuren noch gegenwärtig, seien es Händeabdrücke oder dargestellte Lebewesen, oder diesen angehörende Gegenstände.

Eine Spur kann aufgenommen werden. Sie kann eine Wirkung bezwecken genau wie die Gegenwärtigkeit einer Person. Und diese Gegenwart löst eine Wirkung auf den Betrachter aus. So hat sich die Tat des Zeigens entwickelt. Zeigen entwächst dem Bestreben, gesehen werden zu wollen.

Diese verbindende Rolle der Spur beschränkte sich nicht auf das bildliche Darstellen. Auf eine andere Weise konnte ebenfalls Vermittlung stattfinden, z.B. durch das Beschreiben mit dem Wort. Auf beide Weisen war eine Vergegenwärtigung möglich. Die bildende Kunst erscheint als die naturgetreueste Darstellungsweise.

Uns interessiert die Tatsache, dass die Spur diese Rolle in allen Kulturen gespielt hat und sogar ein Verbot hervorrief: Du sollst dir kein Bild machen von dem was oben im Himmel und unten auf Erden ist…!

Das zeigt die übliche Rolle der Spur: „Sich ein Bild machen“.

In allen Kulturen sind Bilder erzeugt worden – Bilder, die etwas zeigen, etwas vermitteln. Eine andere Rolle der Spur blieb unerprobt. Das Bild spielte immer und überall eine kommunikative Rolle. Ich weiß, dass es eine überraschende Feststellung ist.

Ich habe einen Raum eingerichtet, in dem eine andersgeartete Spur erfolgt. Ich bin gar nicht von einer gezielten Absicht ausgegangen, sondern habe wahrgenommen, dass in der aus einer rein-praktischen Erwägung entstandenen Einrichtung eine unerprobte Äußerung stattfindet. Wenn die Absicht einer Mitteilung wegfällt, geschieht eine andersveranlagte Äußerung: eine Spur, der alleiniger Zweck im Erzeugen besteht, für die es also kein Nachher gibt (keinerlei erwünschte und hervorgerufene Folgen).

In des Malortes eigenartigen Spiel-Bedingungen ist der Mensch zu einer nie zuvor ermöglichten Äußerung angeregt, zu einem nur ihm allein angehörenden Erleben.

Arno Stern, 7. Juli 2020

(c) Institut Arno Stern

LA FORMULATION – UN CODE ORIGINAL, STRUCTURÉ ET UNIVERSEL

Eléonore, qui a l’habitude de transcrire sur son clavier mes manuscrits, m’a rappelé que je dois vous parler de mes séjours dans les contrées lointaines, où j’ai rencontré des populations encore préservées d’influences paralysantes, ces voyages, souvent aventureux, que j’ai entrepris entre 1967 et 1974 dans le cadre de mon exploration de la Formulation. J’avais raconté ces expéditions dans un livre « Le monde des autres », épuisé depuis bien longtemps, mais j’ai le projet d’en faire un jour, l’objet d’une nouvelle publication.

J’ai raconté que, au temps de mes premières réflexions, j’avais constaté que tous ces très nombreux enfants qui, chaque semaine, jouaient dans le Closlieu, représentaient les mêmes choses. J’en avais fait un inventaire, tout en constatant que le jeu avec les images était précédé d’une période que, tout d’abord, j’avais appelée « préfigurative ». Mais j’ai, ensuite, éjecté cette désignation, ayant acquis une compréhension plus raffinée de la Formulation ; et j’ai créé l’appellation : « Figures Primaires » pour désigner les premières manifestations, celles qui, dans le déroulement naturel de la Formulation, précèdent les Objets-Images. Et, ainsi que je l’ai mentionné précédemment, tous ces phénomènes étaient généralisables.

J’avais bien remarqué que les tableaux nés dans le Closlieu étaient différents de ceux réalisés ailleurs : à la maison, à l’école (maternelle), dans une consultation… parce que les conditions de jeu n’étaient pas les mêmes, les moyens (pinceaux impropres, couleurs inadaptées, position de travail imparfaites ) mais, surtout, l’attitude de l’adulte qui les provoquait était paralysante (sujet induit, ou imposé) et, surtout, l’usage fait de la réalisation : les commentaires suscités par l’interrogation de l’adulte sur place ou, par la suite, à la maison, ou devant les tableaux exposés. Je savais que j’avais créé les conditions qui régénéraient la spontanéité et abritaient la personne de toute influence, ou impression paralysante.

Je savais en quoi les traces nées dans le Closlieu étaient différentes. Et je constatais, en même temps, que quelque chose leur était commun. Je constatai que les enfants se créent, dans l’espace de leur feuille, un monde fait de leurs désirs, de leurs expériences, de l’indicible auquel invite le jeu avec la trace naturelle.

Voilà pour le constat d’une première caractéristique, ou généralité. Mais il m’en vint une autre : les mises en scènes de ces enfants étaient faites avec les mêmes objets. C’est alors, donc, que je les ai inventoriées : Maison, Personnage, Arbres… Et j’ai cherché la cause de cette généralité. Peut-être était-elle due au fait que tous ces enfants, que je faisais peindre, même des enfants d’origines variées (italiens, allemands, suisses, scandinaves…) étaient élevés dans des villes, entourés des mêmes objets, ayant des usages semblables. Etait-ce cela la cause de ce répertoire commun ? Mais tous les enfants ne sont pas des citadins. Les nomades, nés dans une tente, dans le désert, les habitants de la haute montagne, ceux élevés dans la Forêt vierge… sont entourés d’autres choses, ont un autre mode de vie. Est-ce qu’ils représenteraient les mêmes objets ? ou d’autres, appartenant à leur environnement ? ou bien des objets semblables, mais déterminés par leur milieu ? Personne ne pouvait répondre à ces questions.

J’ai donc décidé d’aller dans ces contrées. N’étant pas ethnologue, je devais tout inventer. Ma première intention était de rencontrer des nomades.

Mais cette exploration avait eu un prélude : Invité au Québec, où j’ai donné un cours d’initiation au Jeu de Peindre, j’ai pu me rendre ensuite dans une réserve indienne. Les enfants, bien que scolarisés, étaient capables d’oublier le dessin imposé en classe et, très vite, retrouvaient une spontanéité au service d’un jeu riche, comparable à celui qui de déroulait dans le Closlieu. Je passai presqu’un mois avec eux et, l’année suivante, on me fit retourner chez les mêmes enfants, le chef de la réserve ayant désiré que je revienne, ce qui me fit plaisir.

Pour aller dans le désert, il fallait une certaine préparation. Je pris contact avec l’Ambassade d’Algérie, mais l’attaché culturel, avec beaucoup de vaine fierté, me fit savoir que tous les enfants de son pays étaient scolarisés. Il me conseilla d’aller en Mauritanie où, disait-il, je trouverais des enfants non instruits « au pied de l’avion ». Je me rendis à Noacchott. J’y fus accueilli par les autorités diplomatiques françaises et envoyé dans un campement de nomades dans l’Adrar, où j’ai passé une semaine, dans la tente que le chef du campement avait fait dresser pour moi, avec la promesse, faite à mon accompagnateur, un autochtone bilingue employé à l’ambassade, que les enfants viendraient chaque jour. C’est ce qui se passa. Et, après les enfants, des adultes ne résistèrent pas à l’envie de venir jouer dans ma tente. Même le chef vint s’y asseoir, et  prit une feuille, mais il demanda à un enfant de lui tremper et apporter tel pinceau, puis tel autre. A la cour de Versailles, c’est ainsi que le roi se serait fait servir pour son Jeu de Peindre.

Après une semaine, la voiture de l’ambassade vint me chercher, et elle me déposa dans un autre campement, où d’autres nomades s’adonnèrent au Jeu de Peindre avec la même spontanéité.

Les enfants ont dessiné au stylo, leur feuille étant posée sur le sol. Il est vrai que j’avais omis de me munir de sous-mains, mais plusieurs petites feuilles formaient une liasse assez ferme. Les grandes feuilles étaient posées au sol et les enfants allaient à la Table-Palette tremper les pinceaux. Ils avaient immédiatement compris la technique. Et cela se confirma par la suite, dans toutes les contrées.

Est-ce que ces enfants, élevés dans le désert, ont représenté des maisons, des maisons typées ? – Non, mais leur personnage était fait de la même manière : déterminé par un Tracé semblable. Le Tracé – dont l’origine est la figure primaire – est le même, quel que soit son habillage figuratif.

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*

J’avais préparé mon voyage au Pérou par des contacts dans le pays. Un jeune français, qui y dirigeait une Alliance française, m’avait été d’un grand secours. Grâce à sa relation avec l’Université d’Ayacucho, je pus me rendre dans un village andin à 4000 mètres d’altitude et, ensuite, dans la Forêt vierge amazonienne où ne conduit aucun chemin et où me déposa une barque.

J’étais mieux équipé que pour mon voyage en Mauritanie. Mais les conditions de survie étaient dures, surtout dans l’humide climat andin. Malgré les promesses de leur chef, les enfants ne venaient dans ma grotte que très irrégulièrement. Les tableaux, posés sur un sol humide, avaient du mal à sécher ; mais miraculeusement, le soleil perça l’épaisse couche de nuages et je pus emballer toutes les feuilles dans ma valise métallique. Parmi les tableaux nés pendant les heures de répit météorologique, se trouvent les séries de deux enfants qui, à elles seules, valaient mon séjour.

J’avais rejoint la vallée et repartis aussitôt pour la forêt vierge. Là se déroula le miracle d’une profusion inimaginable : la Formulation dans sa pureté chez des enfants venant dans ma hutte tôt le matin, dessinant au stylo, des heures durant, peignant sur des feuilles fixées avec mes épingles sur les parois en bambou de ma hutte formant un vrai Closlieu avec la Table-Palette en son centre. A la mi-journée, tandis que je faisais cuire mon riz sur mon mini-réchaud à butane, qu’à l’époque j’avais le droit de transporter dans ma valise,  les enfants, ayant avalé leur repas, revenaient pour jouer encore jusqu’à l’obscurité. C’était un déferlement de la Formulation. Rien n’encombrait, rien ne freinait ces enfants, grands et petits. Comme j’aurais voulu rester là deux semaines, un mois, une demie-année !… J’avais le projet de faire suivre mon voyage par une personne qui se serait installée à ma suite plusieurs mois durant. Faute d’un financement indispensable, de moyens sans commune mesure avec ceux qui convenaient à mes brefs séjours, une telle suite n’a pu se faire. Et cela est bien regrettable pour nos précieuses connaissances scientifiques.

J’ai quitté la Forêt vierge avec ma valise contenant des trésors. Ces traces de la Formulation ont été scannées. Elles font partie de mes archives, qui démontrent l’universalité de la Formulation, parmi toutes celles provenant de mes séjours en Ethiopie, en Afghanistan, au Niger, au Mexique, du Guatemala, en Nouvelle Guinée.

Chacun de mes voyages avait apporté des preuves supplémentaires. Faut-il regretter ceux qui n’ont pu se faire : un voyage au Botswana, un séjour chez des esquimaux ? Ils étaient déjà scolarisés à l’époque où je serais allé auprès d’eux. Mais l’essentiel a été la possibilité de démontrer l’universalité de la Formulation…

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Et si la recherche doit aller plus loin, elle doit maintenant établir des liens avec d’autres domaines scientifiques. C’est ce que nous envisageons. Ce sera l’objet des travaux futurs de l’I.R.S.E, auxquels notre désir est d’associer ceux qui envisagent une autre société : la relève de la société de compétition, à l’agonie de laquelle nous assistons. Le Closlieu, avec ses mœurs, la préfigure, et le rôle du Servant du Jeu de Peindre initie à une nouvelle conception de l’existence.

Arno Stern, 28 avril 2020

(c) Institut Arno Stern

LES LIMITES DE L’ESPACE

Encouragé par l’accueil de mon premier post sur Facebook, j’ai fait suivre un texte plus détaillé, sous le titre « La régénération de la spontanéité » pour souligner le fondement scientifique de mes affirmations. J’ai mentionné que j’ai souvent l’occasion d’accueillir des visiteurs dans le Closlieu et que, au cours de nos conversations, il m’arrive de leur poser des questions, ou plutôt de les inciter à s’en poser. Ainsi : lorsque la conversation porte sur « l’Espace – l’Espace dans la Formulation », qui est un vaste domaine spécifique : la notion d’espace, l’apparition de cette notion, ses limites, et leur évolution, l’Espace de Lumière et l’Espace d’Eau, et encore d’autres chapitres consacrés à l’Espace de la Formulation, j’en viens à poser la question : « Dans quel ordre apparaissent les limites ? Mes interlocuteurs ont, en général, remarqué les bandes de ciel et de terre, mais n’ont pas été attentifs à l’ordre de leur apparition. D’ailleurs, pourquoi cela les aurait-il intrigué ? En général, on trouve ces détails incorrects, comme déjà les auteurs-vétérans, dès le XIX° siècle, ont proclamé que l’enfant sous-développé, non corrigé par ceux qui détiennent le savoir, ne sait pas encore reproduire l’espace tel qu’il apparaît au regard formé de l’adulte instruit. Leur raisonnement reflète l’erreur que la trace de l’enfant, au lieu d’appartenir à la Formulation, est de l’art inaccompli. On ne peut pas leur en vouloir, qui aurait pu leur parler d’une trace spontanée ?

Donc, revenons aux limites de l’Espace dans la Formulation : il convient de connaître un préalable d’ordre général : la Formulation se compose de trois stades successifs : 1° la période des Figures Primaires, 2° de celle des Objets-Images et, enfin, 3° de celle des Figures Essentielles. Les Figures Primaires ne sont pas nées de l’intention de représenter des choses. Il est indispensable de le savoir ; de savoir aussi que cela n’est pas dû à une indigence, mais que les figures qui composent ce vaste répertoire sont organiquement fondées, c’est-à-dire : nées d’une nécessité organique incontestable. Elles se multiplient dans une abondance correspondant à leur nécessité organique.

Les figures – les mêmes chez chaque personne, et cependant, portant l’empreinte décelable de chaque individu – se multiplient et évoluent hors d’intentions figuratives, et étrangères à toute réflexion. Elles se multiplient dans un espace infini, c’est-à-dire non défini, non-limité, la notion d’espace n’étant pas encore d’actualité. Ce qui caractérise les Figures Primaires, c’est leur variété et leur profusion. Si l’on me demande d’où elles viennent, je dis volontiers : de la corne d’abondance que possède chaque petit enfant.

A un moment – et celui-ci n’est pas induit par un apport extérieur, apparaît un plus ou moins nettement décelable trait, dans la partie supérieure de l’espace de la feuille, un trait qui est plutôt une assez vague trace (parfois une imprécise ondulation). Et puis, la trace de cet attouchement est absente dans les espaces suivants. Mais elle reparaît plus tard, et elle finit par être plus précise ; sa présence se renforce. Et, à un moment, elle devient un trait bien présent, bien net, souvent situé dans la proximité du bord de la feuille.

Ce trait a l’air de tâtonner, de trépigner, et puis il finit par se poser, par avoir trouvé sa place et de jouer son rôle avec détermination. Plus tard va se produire une procédure assurée dont on peut suivre, pas à pas, le cheminement et dont l’apothéose est un large bandeau occupant une partie importante de l’espace. Pour que se produise incontestablement ce processus, il faut que l’enfant dispose de moyens techniques appropriés. Au début de ce processus évolutif un simple outil traceur convenait ; pour la réalisation d’une surface bien garnie, la peinture est plus adaptée ; notamment pour ce qui va se poursuivre et qui ne devrait pas être entravé pour des raisons techniquement restrictives.

A un moment du déroulement que je viens de présenter, une limitation inférieure apparaît à son tour. Elle est plus tardive (le moment de son intervention n’est pas absolument prévisible) Et, de toute manière, cette limite inférieure joue un rôle mineur par rapport à sa collègue, dont il a été question. Il y aurait beaucoup à mentionner à propos de ces événements ; il y aurait à mentionner le Pullulement et à indiquer aussi l’origine de ce dernier.

Ce qui m’importe en premier lieu, c’est d’expliquer l’origine organique des limites d’espace. L’enfant n’inscrit pas ce trait, ce bandeau, parce qu’il a levé la tête et qu’il a découvert au-dessus de lui le ciel, comme une limite. L’origine de la limite d’espace est bien plus ancienne ; elle se situe dans ses sensations fœtales. Le petit embryon humain commence à vivre dans un abri confortable qui le préserve de toute atteinte.

Il se développe, expérimente ses aptitudes, grandit à l’aise dans un espace approprié, dans un état d’excentricité limitée et hors de toute temporalité. Il grandit, développe des capacités ludiques, sa vie est un quotidien insouciant, sa croissance est prévisible jusqu’à un moment dramatique : il perçoit alors l’espace, développe la notion de limites spatiales, et elles deviennent préoccupantes, oppressantes, dramatiques, inconfortables, insupportables, menaçantes… et la seule issue est la douloureuse fuite de son jadis quiet abri. Il perçoit l’oppression par son crane, par ce qui, plus tard, sera le haut. Les jambes étaient comme ses bras, des membres issus de son centre, mais elles n’avaient pas encore leur future fonction de support, de la tenue sur le sol, le sol sous les pieds, sensation-expérience, notion, qui se développera, certes, mais bien plus tard.

Tout cela a laissé des traces inscrites successivement dans la Mémoire Organique. Et elles sont actualisées dans la Formulation comme des séquences précieuses ravivées.

La position debout sur le sol développe de nouvelles aptitudes. Elle s’acquiert et se développe plus tardivement dans la vie ; et ce développement, avec les sensations qu’il déclenche, se reflète dans les manifestations plus tardives conservées parmi les sensations contenues dans la Mémoire Organique et s’expriment à leur tour, dans la réalisation de la limite spatiale inférieure.

Voilà ce qui explique le rôle et l’ordre d’arrivée des limites d’espace de la Formulation et qui souligne l’importance de leur manifestation infaillible, hors de toute intention et de tout caractère volontaire : une nécessité bienfaisante parce que naturelle et qu’il serait regrettable de sacrifier à des actes artificiels sans profit pour la personne.

Il me reste à ajouter que, si j’ai décrit en détails cette aventure des limites spatiales de la Formulation, elles ne sont qu’un morceau choisi parmi les autres parties de ce chapitre et que le Praticien-Servant, qui rend possible la Formulation, connaissant l’ensemble de ses phénomènes et les prévoyant, n’est pas étonné d’assister à leur éclosion, ni impatient de les voir se produire. Mais il est peiné – comme je le suis – de devoir rétablir la capacité de spontanéité chez tant d’enfants chez lesquels elle a été endommagée au profit d’habitudes vaniteuses. Et, comme moi, chaque personne initiée à la Formulation a l’ardent désir d’en répandre la connaissance dont, immanquablement naît une autre attitude envers l’enfant.

Arno Stern

(c) Institut Arno Stern, 18 avril 2020

 

[Erster Blogeintrag]… das Wort « Ausdrucksmalen » hat mit mir nichts zu tun!

Die Benennung « Ausdrucksmalen » stammt nicht von mir. Sie entstand in der Schweiz von Menschen, die zwar von mir ausgebildet worden sind, deren Handlungsweise sich später von dem von mir Eingeführten – das « Malspiel » heisst – entfernt haben.

Ich habe von niemanden weder die Handlungsweise noch die Benennungen übernommen. Der Malort, der für das Malspiel von mir eingerichtet wurde (und der die zuvor nirgendwo geschehene Äußerung ermöglicht, die ich « die Formulation » nenne) ist in Paris etwa 1950 entstanden. Er hieß anfangs « Académie du Jeudi » (Donnerstag-Akademie) wegen des damaligen freien Schultag.